Interview des stars nipponnes

Interview

Moi dix Mois
Kagerou
Anna Tsuchiya (2)
Animetal
Gari
Moon-Kana
Onmyo-za
Girugämesh
Suika
Olivia Lufkin
Maaya Sakamoto
Koda Kumi
Boa
High and Mighty Color
Dio (2)
Yôko Ishida
X Japan
Kokia
Scandal
Halcali
Miyavi (2)
Kagrra
Ayabie
Lost Color People
Betta Flash
the GazettE

# Posté le samedi 20 septembre 2008 06:54

Modifié le mercredi 11 février 2009 11:40

Interview de Mana

Interview de Mana
Le 17 mars dernier, Mana donnait un concert à l'Elysée Montmartre, peu de temps après un petit reportage sur Moi dix Mois passait dans l'émission Tracks sur la chaîne Arte. La machine Moi dix Mois est bel et bien lancée. Deux jours avant son concert nous recevions Mana de Moi dix Mois dans les bureaux de Japan Vibes pour l'interview que nous vous proposons à présent. C'est avec plaisir que nous découvrons un homme d'une grande coutoisie, et beaucoup moins froid que la légende le veut.


C'est votre deuxième prestation en France, vous êtes très apprécié dans notre pays, à quoi votre succès est il du a votre avis ?

C'est vrai que quand je reçois de mails j'ai beaucoup de réactions très positives. Je pense que le fait que je compose seul et que les gens sachent que je suis le seul à réaliser mes musiques participe à ce succès. L'ambiance sombre que dégage Moi dix Mois y est aussi pour beaucoup.

L'utilisation de beaucoup de mots en français est une de vos particularités, qu'est ce qui vous attire dans la culture et l'esthétique française ?

Au début, ce qui m'a plu, c'est le son de la langue française. Ensuite lorsque je suis venu en France en 1997 j'ai eu une sorte de déclic. La langue est belle mais le pays l'est aussi, les rues de Paris, les bâtiments, l'architecture m'a sauté aux yeux, la "couleur" de Paris est magnifique.

Sentez vous une différence dans l'accueil du public français et celui du public japonais ?

Il y'a plus d'hommes qui écoutent ma musique en France comparativement au Japon (ou le public est quasi exclusivement féminin) donc le public donne beaucoup de puissance, c'est la première fois que j'ai ressenti cette force donnée par un public. Le fait que je me maquille fait peut être peur aux hommes japonais car ils sont assez fiers, je ne sais pas... en tout cas il y a effectivement une différence dans l'accueil du public français et japonais.

Les fans de rock japonais en France sont souvent des fans d'animation et de mangas, notre magazine bien que traitent de musique Japonaise reste avant tout orienté anime et mangas, vous même en lisez vous ?

J'aime beaucoup les mangas. Quand j'étais plus jeune j'adorai Yokai Ningen. J'aime aussi beaucoup Bemu, Bottoms (une série à la Gundam) ou encore un manga qui je crois est édité chez vous et que j'affectionne beaucoup : Berserk.

Votre marque de vêtement, Moi-même Moitié remporte un grand succès au Japon, pensez vous ouvrir une succursale en France ?

On me l'a proposé à maintes reprises, rien n'est encore fait, il y a aussi des difficultés d'ordre administratives qu'il faut régler. Cela dit j'aimerais beaucoup avoir des magasins Moi-même Moitié implantés en France.

J'ai entendu dire que le groupe Anorexia Nervosa était en relation avec vous, envisagez vous d'accueillir un jour un groupe en 1ere partie comme cela se fait beaucoup en France ?

J'aimerais bien faire ça, qui plus est j'aime beaucoup Anorexia Nervosa. Je me demande pourquoi au Japon les artistes ne font pas de 1ere parties dans leurs concert.

Seriez vous intéressé à l'idée de faire des festivals, en plus des one man ?

Bien sûr, cela permettrait à Moi dix Mois de faire découvrir son univers à des auditeurs venant d'autres horizons. Jouer avec des groupes uniquement Dark, dans une optique proche de la mienne ne m'intéresse pas spécialement, mais si les groupes jouent des styles différents, c'est une approche qui me plait.

A l'heure actuelle en France les chaînes de télé musicales comme MTV et MCM commencent a diffuser des groupes de rock japonais, comptez vous faire un clip prochainement afin que nous puissons le diffuser sur ces chaînes.

Oui je compte faire des vidéos prochainement, je contaste qu'il y a une réelle demande.

Dix Infernal était assez violent, Nocturnal Opera plus posé, et dans Beyond the gate l'ambiance est plus sombre, y a t-il une raison ? Un message à faire passer ?

Il est vrai que Dix Infernal était violent, en ce qui concerne Nocturnal Opera, le concept de ce CD était de conter une histoire, donc la sonorité était plus douce. Beyond the gate est plus né d'une envie de créer de nouvelles choses, une sorte de test, la guitare reste l'instrument prédominant bien sur, mais j'ai essayé de nouvelles sonorités, plus digitales parfois...

Avez-vous une appréhension, un sentiment particulier quant à votre concert du 17 mars à l'Elysée Montmartre ?

Les membres n'étant pas les mêmes, montrer ce nouveau Moi dix Mois au public français est un plaisir.

Vous êtes un personnage mystérieux et vous cultivez cela, mais qu'en est-il de Mana, l'homme ?

En composant je délivre mon identité.

Mana, je vours remercie d'avoir pris le temps de répondre à nos question.

C'est moi qui vous remercie (dit-il en feuilletant un Japan Vibes).

Magazine : Japan Vibes n°28 mai 2006, page 62 et 63.

# Posté le samedi 20 septembre 2008 06:55

Modifié le samedi 20 septembre 2008 07:47

European tour 2006

European tour 2006
Le 28 avril 2006 débutait la tournée Française d'un groupe que l'on ne vous présente plus : kagerou. Bénéficiant d'une reconnaissance grandissante, en plus des fans de la première heure, les médias plus généralistes (télévision, radio et magazines) et par extension, le grand public, s'intérressent de plus en plus au son "kagerou". Entre l'émission de radio du Mouv', réalisant un score de près de 100.000 auditeurs, les concerts de Paris, Lille et Strasbourg remportant tous un franc succès, l'émission spéciale J-Rock sur MTV Pulse, et leur scéance de dédicace à la Fnac des Champs Elysées avec plus de 600 fans qui attendaient autographes ou autre bisous de leurs idoles, on ne peut plus dire que le rock japonais est à réserver à une minorité. Gageons que le mouvement ne fera que s'amplifier dorénavant.

Comment se déroule cette tournée Européenne ?

Kazu : C'est super comme d'habitude, à part un petit incident imprévu (rires)

Pour nos lecteurs avides d'informations, peux tu en dire plus sur l'incident en question ?

Daisuke : (rires) Ce n'est pas très glorieux mais j'avoue m'être fêlé les côtes en sautant dans le public allemand.

Et ça va mieux maintenant ?

J'ai encore mal quand je ris ou quand je pousse un peu la voix, mais je tiens le coup (NDLR : ce qui ne l'empêchera pas de sauter à nouveau dans le public deux jours plus tard à chaque concert effectué).

Pouvez vous nous parler de votre futur album ?

Kazu : On est encore en enregistrement actuellement, donc on ne peux pas trop en dire, ce qui est sûr c'est qu'il sort en été.

Et vortre prochain single ?

Daisuke : Ce sera une oeuvre qui aura un "goût" authentiquement rock.

Comment avez-vous trouvé votre passage à la radio hier ?

Shizumi : C'était sympa, on a pu jouer nos morceaux dans les studios du Mouv et c'est une belle expérience, mais j'ai été étonné de voir qu'alors que nous étions les invités de l'émission, une grande partie était réservée à des sujets n'ayant rien à voir avec la musique, ou encore le fait que l'on parle de Dragon Ball pendant 20 minutes m'a un peu déconcerté. J'aurai aimé qu'on parle un peu plus de musique (tout le monde fait une mine d'approbation)

Vous avez déclaré une fois qu'on vous posait souvent les mêmes questions en Europe, est-ce une frustration ? Y'a t-il des questions que l'on ne vous pose pas et que vous aimeriez que l'on vous pose ?

Kazu : Ce n'est pas une critique mais fait auquel on ne peut rien, les questions des européens vont de pair avec le fait que nous faisons pas de concerts en Europe depuis longtemps. De ce fait, les médias nous découvrent et ne nous connaissent pas forcément bien, ils ont donc besoin de repères en nous posant des questions en rapport à des groupes qu'ils connaissent eux et qui n'ont pas forcément un lien direct avec nous ou notre musique. C'est un problème de temps, plus les européens nous connaîtrons, plus les questions gagnerons en profondeur.
Daisuke : Du fait que les français ne parlent pas japonais, il est ardu de nous poser des questions ayant un rapport avec le sens des paroles de telle ou telle chanson, par exemple, on ne peut pas me demander dans quel état d'esprit j'ai écrit tel ou tel texte...
Shizumi : D'ailleurs c'est pour pallier à ce genre de problème que je pense qu'il faudrait mettre les traductions de nos paroles dans les livrets des CD destinés à la vente européenne, de ce fait il y aura un peu plus de matière pour les interviews.

Comment se passe le processus de création chez kagerou ? Comment naît une chanson ?

Daisuke : Moi je m'occupe essentiellement des paroles, même si je participe à la composition aussi.
Shizumi : En ce qui concerne la composition, par exemple, l'un d'entre nous ramène une ébauche de "compo", ensuite on fait les arrangements tous ensembles. Par exemple pour Guroushoku et Ragan, c'est Yuana qui a amené l'idée de base, et ensuite tous ensemble, on a fait les arrangements pour que ces compositions soient vraiment dans le style "kagerou".

A chaque fois que vous venez en France c'est pour le travail, si vous pouviez juste vous reposer, qu'aimeriez vous faire ?

Daisuke : Passer des vacances à Nice !
Shizumi : Je veux aller à Disneyland Paris.
Kazu : Me balader dans la ville, manger au restaurant, c'est un peu ce qu'on fait en ce moment pendant notre temps libre, ça me convient tout à fait.
Yuana : J'aimerai bien visiter les musées de Paris, on a pas assez de temps pour ce genre de choses quand nous venons en concert malheureusement.

Si dans une nouvelle vie vous étiez français, que souhaiteriez vous devenir ?

Daisuke : Devenir Lupin III (NDTrad : Edgar le détective cambrioleur)
Kazu : Si je me réincarnais en français ? Eh bien... En musicien je pense, et comme nous le faisons en ce moment en France, je partirais faire écouter écouter ma musique aux japonais (rires)
Shizumi : J'ouvrirai un restaurant Japonais.
Yuana : Je fonderais une famille.

Le clip de Zetsubou ni sayonara a été tourné à Paris, dont une partie dans le métro, qui en a eu l'idée ?

Kazu : On a tous eu l'idée de le faire ainsi, dans le métro de Paris, puisque nous nous y trouvions déjà et que le single venait de sortir, cela allait de soi.

Votre titre qui marche le plus en France est Zetsubou ni sayonara, qu'en est-il au japon ?

Daisuke : Yuugure no shazai peut-être...
Kazu : Oui, c'est pour nous une chanson particulière et à chaque fois que nous la jouons en concert, les gens réagissent avec beaucoup d'émotion. C'est un peu notre chanson fétiche.

Alors comment expliquez vous que Zetsubou ni sayonara connaisse un tel succès en France ?

Kazu : Quand nous sommes venus pour la première fois en France, le single venait juste de sortir, je pense qu'il y a un rapport avec la promotion que vous avez faite ici auprès du public et des médias.

Daisuke, les thèmes de tes chansons sont-ils toujours les mêmes, ou avec le temps, abordes-tu de nouveaux sujets ?

Daisuke : Les thèmes ne changent pas particulièrement, mais la manière de les écrire change, mon évolution personnelle, le temps qui passe, cela influe peut être sur l'écriture mais pas fondamentalement sur les thèmes "humains" qui me tiennent à coeur.

Plus précisement, quelle est la dernière chanson dans laquelle tu as mis vraiment tout ton coeur, celle qui te représente le plus ?

Daisuke : Kusatta umi de oborekaketeiru boku wo sukettekureta kimi (NDTrad : Toi qui m'a sauvé alors que j'étais sur le point de me noyer dans cette mer putréfiée).

Merci pour vos réponses et donnez le meilleur de vous-même à Paris, Strasbourg et Lille !

Tous : Merci ! On va se donner à fond ! Merci aussi à tous ceux qui écoutent notre musique de se déplacer toujours si nombreux, nous ferons toujours de notre mieux pour répondre à vos attentes !

Magazine : Japan Vibes n°29 juin 2006, page 62 et 63

# Posté le dimanche 21 septembre 2008 05:36

Modifié le dimanche 21 septembre 2008 06:48

Brut de femme

Brut de femme
A 22 ans, Anna Tsuchiya a déjà vécu plusieurs vies : authentique chanteuse pop-rock (aujourd'hui en solo après l'aventure du groupe Spin Aqua), ancien mannequin vedette, révélation au cinéma, mariée, maman et divorcée, son parcours témoigne d'une boulimie de travail et d'un caractère tellement trempé que Tetsuya Nakashima n'a pas hésité une seconde quand il cherchait la parfaite interprète d'Ichiko, la punkette impulsive de KAMIKAZE GIRLS. Venue en France pour présenter le générique de la série animée NANA, qu'elle vient d'enregistrer, elle a croisé sur sa route un Coyote conquis d'avance...

















Qu'est-ce qui vous a motivé dans le rôle d'Ichiko dans KAMIKAZE GIRL ?

J'ai accepté le rôle sutout en raison de la connotation "yankee" (fille au style grunge) du personnage. Ce look est plutôt méprisé au Japon or, dans ce film, il y a un vrai message de tolérence et d'amour entre des personnalités isolées et très différentes.

Tetsuya Nakashima a parlé de compétition amicale entre vous et Kyoko Fukada sur le tournage...

Kyoko est une vrai vedette et je redoutais un peu cette "confrontation". Au début du tournage, je la voyais constamment "casser' les jeunes actrices qu'elle me montrait dans des pages de magazines mais elle m'a avouée qu'elle m'appréciait beaucoup parce que je ne ressemble pas à une fille. (Rires) En tout cas pas aux autres. A la fin, à ma grande surprise, j'ai récolté plus de lauriers qu'elle et j'ai ressenti un peu de jalousie de sa part. Personnellement, je découvre ce métier et je ne me prends pas la tête. L'entourage de Kyoko en revanche la pousse vers une logique de compétition, elle se doit d'être la meilleure.

Qu'aimez-vous dans votre personnage ?

Dans le monde de la musique, vous êtes jugé sur votre travail mais aussi, et malheureusement surtout, sur votre physique, votre look, votre attitude. Ichiko évolue dans le même système de valeurs donc je me suis sentie évidemment proche d'elle. D'autres part, ce n'est qu'une façade qui cache un personnage plus complexe et plus touchant. Elle est "particulière" mais c'est un vrai rôle. Et puis Tetsuya Nakashima nous a laissé souvent improviser, c'est une liberté appréciable pour une première expérience.

Le fait que vous chantez plus en anglais qu'en japonais s'explique par votre double culture ?

Ma double origine n'y est pour rien. Etrangement, j'étais baignée de musique classique quand j'étais petite et j'ai pris goût plus tard à la pop anglaise. J'étais obsédée par les chansons de Queen ! (Rires)

Aviez-vous autant de personnalité étant petite et était-ce une source de problèmes à l'école ?

Je suis métisse et j'étais plutôt mal acceptée par mes camarades. C'est l'isolement et le conflit qui ont plutôt forgé cette personnalité, pas l'inverse. Mais les mentalités ont évolué depuis et être métisse est aujourd'hui presque un atout dans le showbizz japonais.

Comment a démarré votre carrière de chanteuse ?

La plupart du temps, j'essaie de rencontrer le réalisateur. Mon parcours de mannequin est le fruit du hasard. J'ai commencé sans vraiment penser faire carrière. Mais ça a marché plutôt vite et j'ai profité de cette notoriété pour crier sur tous les toits que je voulais faire de la musique. C'est comme ça que j'ai rencontré Kaz Iwaike (avec qui elle forme le temps d'un album le groupe Spin Aqua) et que l'aventure a démarré. Ca marche plutôt bien aujourd'hui même si j'ai encore beaucoup à apprendre.

Comment en êtes-vous venue à chanter le générique de la série animée NANA ?

Les génériques, c'est un peu un passage obligé pour les artistes chanteurs japonais. Le studio producteur a tout simplement fait un appel d'offre... et comme NANA est très connu, toutes les majors du disque ont envoyé des dossiers pur chacune des artites pressenties. Ca n'a l'air de rien mais je viens de remporter une grande compétition !

Vous avez des affinités avec le manga d'Ai Yazawa ?

Je ne l'avais pas lu justement parce que plusieurs lecteurs m'avaient dit que ressemblais à Nana Osaki. Quand j'ai su que je devais chanter le générique, je n'ai plus eu le choix et j'ai plutôt apprécié cette lecture.

Vous n'avez pas trouvé le manga "soft" comparé à votre personnalité ?

J'ai une sensibilité sans doute plus masculine... (Rires) mais je me retrouve dans son look et sa solitude.

Pensez-vous être le "clou qui dépasse et sur lequel il faut taper" ?

Je suis ma route sans regarder sur les côtés, avec ma petite notoriété au Japon. J'ai parfaitement conscience que les gens vont un jour ou l'autre cesser de s'intéresser à moi, donc je ne m'intéresse pas à ce qu'ils peuvent penser de moi...

Quels sont vos projets cinématographiques* ?

SAKURAN est l'histoire d'une oiran (geisha de haut rang, se prostituant en exclusivité pour un seul homme, en général riche et influent) à l'ère Edo. C'est une histoire triste et tragique, mais le personnage possède une force de caractère unique. C'est un vrai défi pour moi, y compris en termes vestimentaires !

*En 2007, Anna Tsuchiya sera également à l'affiche de l'adaptation live de DORORO d'Osamu Tezuka.

Magazine : Coyote Mag n°19 sept/oct 2006, page 96 et 97

# Posté le mardi 23 septembre 2008 12:28

Modifié le mardi 23 septembre 2008 13:25

Quand Goldorak joue de la crinière

Quand Goldorak joue de la crinière
Né en 1996 dans l'esprit du producteur et créateur du groupe Yorimasa Hisatake, le concept d'ANIMETAL a de quoi faire sourire ou forcer l'admiration. Derrière la loufoquerie et l'opportunisme commercial de la reprise en version Hard Rock des plus grands génériques d'anime et de tokus, se cache en effet d'authentiques musiciens de la scène métal nippone. En manque de projets originaux ou tout simplement de succès au hit-parade, ces vieux routards ou jeunes virtuoses ont su trouver une formule unique. Après sept albums et des dizaines de singles, la vague Animetal a frappé les côtes françaises le 17 juin dernier...

Comment choisissez-vous les titres que vous reprenez ? Par goût pour les séries ou pour les génériques ?

Pour la mélodie originale. On travaille plus sur un concept. Par exemple, on choisit une période donnée pour conserver une cohérence de style. Les génériques des tokus dans les années 70 se ressemblaient beaucoup tout comme ceux des animes de mechas dans les années 80. On reprend les morceaux qui nous interpellent le plus et les plus emblématiques pour les fans de cette époque.

Avez-vous déjà repris le générique d'une série que vous détestiez mais dont le générique vous plaisait ?

On ne fait pas vraiment attention de la qualité de la série. Ca n'a aucune importance dans notre travail et c'est tant mieux, sans quoi, il y aurait toujours des déçus parmi nos fans si on éclipsait une série.

Animetal est un exercice de style, jusqu'où respectez vous la chanson originale et quelle est votre marge de liberté ?

On respecte au mieux la chanson originale. Les paroles sont toujours rigoureusement les mêmes, ainsi que la mélodie. Mais parfois, quand un thème est très connu, on n'hésite pas à le rallonger à défaut d'en donner une véritable variation.

Est-ce un bon moyen de toucher un public plus jeune et d'attirer un nouveau public vers la scène métal ?

Notre univers a en effet l'avantage de plus toucher les jeunes. Au Japon, le métal est actuellement en pleine perte de vitesse. Notre concept fait, au pire, rire nos détracteurs, mais on n'a jamais eu de réactions violentes. On ne nous a pas traités de vieux ou de ringards. Au contraire, les gens trouvent que ce que l'on fait est "intérressant" et vont se mettre à écouter plus de métal. certains jeunes passionnés d'animes se demandent comment on joue et de mettent à nous imiter et donc à faire du métal ! Si on peut contribuer à sauver la scène métal nippone d'une mort annoncée, nous en sommes très fiers.

Le concept du groupe compte-t-il plus que les membres qui le représente ?

Il est vrai que le groupe a évolué mais jouer pour Animetal n'est pas donné à n'importe qui. Quand le guitariste She-ja est parti, il était indespensable de retrouver quelqu'un d'aussi performant. Tous les membres sont d'excellents instrumentistes et un guitariste solo a toujours une place centrale dans notre musique. Il fut très dur de trouver, mais Syu assume aujourd'hui pleinement ce rôle.

Pourquoi vos albums sont intitulés MARATHON I, II, III... ?

Parce que le premier album faisait 42 mn, et 42 est le nombre de kilomètres dans un marathon... Par la suite, on a gardé cette idée. Comme les chansons s'enchaînent sans pause, chaque disque est comme un seul et très long morceau.

Avez-vous déjà entendu les génériques français d'animes nippons ?

Non, on n'a pas encore écouté, mais cela peut être un défi à relever !

Quels seraient les points communs entre vos différents disques ?

La cool attitude et nos costumes (Rires). Notre son bien sûr !

Magazine : Coyote Mag n°19 sept/oct 2006, pages 98 et 99.

# Posté le samedi 27 septembre 2008 08:43

Modifié le samedi 27 septembre 2008 09:24